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Love Letter de Kouji SEO, une romance soufflée par le vent divin...

Après quelques mois d'absence, voici le retour des billets sur Kouji Seo, après avoir parlé de Cross Over, Half and Half, Suzuka et Kimi no Iru Machi, voici un oneshot du maître Seo publié en 2007. L’œuvre se nomme Love Letter et comme son nom l’indique, il s’agit d’une histoire d’amour par correspondance entre une jeune fille et son sempai. Seulement voilà, nous sommes en 1941, le Japon va entrer en guerre… Chieko se trouve être une jeune étudiante qui prépare son entrée à l’université et lui un jeune diplômé qui s’engage dans l’armée de l'air pour défendre sa patrie.  Ils vont malgré la guerre tenter de faire survivre leur amour en s’envoyant des lettres.  Hélas, quand on est affecté dans les forces spéciales des shinpū tokubetsu kōgeki tai, les perspectives d’avenir sont assez réduites…


C’est le second manga sérieux de Kouji Seo que j’ai l’occasion de lire, après le Half and Half et son dilemme mortel, nous voici face aux horreurs de la guerre. Seo touche un point marquant de l’histoire japonaise : les Kamikaze…  Il traite cette période de l'histoire avec un soin particulier, il faut plusieurs lectures pour bien comprendre chacune des subtilités qu'a voulu faire passer le mangaka. Non, Love Letter n'est pas un manga patriotique montrant des japonais prêts à se sacrifier pour l'empereur, non, rien de cela. Et je dois dire que ça m'a soulagé, pendant un moment j'ai cru que l'on aurait droit à se traitement.

La romance est d’autant plus horrible que l’on sait comment l’histoire va se terminer dès qu’on connait l’affectation du héros. C’est un voyage sans retour. Pour la pauvre Chieko, on espère que tout se passera bien, on espère vraiment, mais on sait bien qu’au fond, c’est foutu.  D'une certaine manière, la façon dont est tournée l’histoire avec la correspondance me fait largement pensé à Hoshi no Koe de Makoto Shinkai. là point de téléphone portable, juste du papier et de l’encre, mais les sentiments sont les mêmes…

Les dessins sont semblables aux autres œuvres de Kouji Seo, Chieko, ce dessin si joli que j’apprécie tellement. Rien à redire là-dessus comme d’habitude ! Bref, quoi rajouter à ce billet ? Love letter, à l’instar de Half and Half, c’est avant tout une tragédie qui ne laisse pas insensible, c'est vraiment très bien à lire, mais j’ai largement préféré lire H&H pour la simple et bonne raison que les kamikaze tout ça... l’ère Showa c’est pas vraiment une époque du japon qui m’intéresse particulièrement.

Pour ce qui est de la traduction de l’œuvre, c’est chez les faucons rouges qu’il faut se diriger, merci à eux!

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