Je viens de découvrir ça et peu doivent le savoir: à l'occasion du festival Made in Asia de Toulouse, le film Yona: la légende de l'oiseau sans aile passe en avant première au cinéma ABC... Mieux, son réalisateur Rintarô et Masao Maruyama sont présents pour l'évènement...
Ce soir, il fait beau sur Toulouse, on voit les étoiles, ça m'a donné envie de regarder une énième fois le chef d’œuvre animé de Don Bluth et Gary Goldman : Titan A.E.
Titan A.E. est un film qui approche des 10ans, sorti en 2000, je n’avais à l’époque pas pu le voir au cinéma, je l’avais découvert comme bon nombre de jeunes de 15ans sur le disque dur d’un joueur lors d’une LAN. J’ai depuis bien entendu acheté la jolie édition collector du film.
Oups, les méchants sont là !
Ceux qui me connaissent ou qui lisent régulièrement ces pages savent que je suis un grand fan de star war, de stargate ou autre Battle Star Galactica bref, j’aime tout ce qui peut avoir un rapport avec la science fiction. Titan A.E. s’inscrit dans cette catégorie :
Au début du 3ème millénaire, l’humanité est sur le point de créer une chose qui va bouleverser la place de l’homme dans l’univers : le projet Titan. Hélas, les Drejs, une race extraterrestre n’entend pas perdre sa place de race dominante, elle lance donc une offensive directe sur la Terre. Le résultat est édifiant, la planète Terre est détruite et seuls quelques milliers d’humains ont réussi à survivre.
Kaboom la Terre
Quinze années ont passé, les survivants vivent maintenant dans des colonies spatiales, mais on est bien loin des colonies de PLANT de Gundam SEED, là c’est plutôt des bidonvilles de l’espace. Cale Tucker, le fils du savant qui mit au point le Titan s’est retrouvé après sa fuite de la Terre sur une colonie de ferrailleurs de l’espace. Il est devenu un jeune homme aigri et rebelle. Il va se faire embarquer par Korso, un ami du professeur Tucker devenu maintenant capitaine d'un vaisseau, pour retrouver la trace du Titan, le dernier espoir de l’humanité…
La bande annonce...
Et là tout de suite on comprend le titre : Titan A.E. - Titan After Earth… L’histoire de la survie de l’humanité comptée en 94minutes ! Comme dans toutes critiques, il y a trois points à explorer : le scénario, l’animation et l’ambiance sonore :
Le scénario est on ne peut plus classique, classique mais efficace : on suit le parcourt initiatique du jeune Cale qui d’un simple trou du cul égocentrique va devenir le héros de l’humanité. Et c’est pas la présence de la jolie Akima qui va l’influencer, non non :p
Cale et Akima
L’animation par contre est somptueuse, les incrustations 3D des vaisseaux spatiaux et des Drejs sont vraiment sublimes, certaines scènes sont magnifique (le vol avec les Anges est somptueux) et ne peuvent que nous inviter au voyage. Le chara design est personne est bien entendu loin de l’animation japonaise, Titan A.E. est un produit de la Fox, le design est donc occidental. Occidental certes, mais pas moche.
Cale et Gune
Et les musiques, ah les musiques, ça me rappelle toute mon enfance, enfin mon adolescence, la BO de Titan A.E. est composée de tout plein de groupes connus de l’époque comme Jamiroquai, Bliss, Creed… En fait, c’est la BO qui pourrait convenir à n’importe quel blockbuster de l’époque. Si Transformers était sorti à cette époque, Mickael Bay aurait très bien pu choisir ces titres… La musique est une chose, le doublage un autre, de ce coté là, la Fox avait mis le paquet : c’est Matt Damon qui s’occupe du doublage de Cale et Drew Barrymore qui prête sa voix à Akima… Autant dire que c’est du lourd !
Le Walkyrie
Hélas le film n’a pas marché, on peut même dire que c'est un échec cuisant, Fox ferma sa branche animation… Alors pourquoi un tel plantage ? Tout simplement parce qu'en 2000, les gens n’étaient pas prêts à voir ce genre de film d’animation au cinéma. Il y a 10 ans, sortir un film d’animation destiné à la tranche 15-20 ans était du suicide. A l’époque, seuls les films de Disney adressés aux 3-12 ans sortent au cinéma, les ados n’ont pas l’habitude d’aller au cinéma voir un dessin animé… La démocratisation de l’animation amenée par les blockbusters tels que Shrek n’a pas encore eu lieu… Don Bluth et Gary Goldman étaient des visionnaires, mais ça leur a couté beaucoup. Autant l’échec fut cuisant à l’époque, autant je suis sûr, sortir le même genre de film maintenant serait une réussite commerciale.
En route vers le Titan !
Alors en attendant le digne fils de Titan A.E., jetez vous sur les DVD, ils sont devenus très abordables ! On les trouve à moins de 10€ dans les bonnes crémeries, ça serait dommage de louper un si bon moment d’animation !
Il y a 12 ans de ça, sortait sur les lecteurs DVD japonais une série de 6 OAV : Photon the Idiot Adventure... Et ça pour être stupide, c'est stupide : Vous prenez un héros super fort mais super débile... un naruto puissance 10 (troll inside ;) ), vous l'entourez de filles nunuches et vous voilà dans ce qui ressemble à l'une des meilleures parodies sur le shounen jamais sorti en animé !
Photon et Keyne
Keyne, la petite fille du leader des rebelles luttant contre l'empire galactique, est poursuivi par le méchant conte Papacharino Après une course poursuite dans l'espace, le vaisseau de la rebelle s'écrase sur une planète désertique appelée Terre. Par hasard, Photon, un môme d'une dizaine d'année tombe dans l'aéronef alors qu'il tentait de retrouver sa grande sœur Aun, enfuie de chez elle pour aller retrouver le rockeur de ses rêves... Suite à un concours de circonstances, Photon et Keyne vont se retrouver mariés... S'engage alors une bataille contre le conte Paparapacha qui a de sinistres projets... Ah oui une particularité de Photon, il est insensible aux armes à énergies et quasiment invincible... Il y en a qui vont morfler XD
Keyne et Aun
Alors graphiquement, Photon a gardé toute sa jeunesse de l'époque, l'animation, bien que sortie en 1997 est toujours belle. Les charadesigners se sont aussi lâchés sur les personnages, l'ecchi est 'achment présente, surtout dans le premier épisode (que ça soit au niveau des persos féminins ou masculins :p ). Mais c'est assez bien dosé, donc ça passe sans problème...
Papacha-samaaaaaa !
Le point fort de ces 6 OAV est l'humour, point d'humour pipi caca, on est quasiment tout le temps dans du comique de situation, l'opposition entre la douce Keyne et la furie Aun, les terribles FAILS du compte Papacharino ou l'incroyable force de Photon font que la majorité des scènes font sourire voir mieux :) Un point spécial pour la scène mythique de la rencontre de Aun et de Laman le troubadour XD ! Que dire de plus... ah c'est licencié aux USA, mais pas en France... vu la date de parution de ces OAV au japon, je pense que jamais ils ne sauront publiés en hexagone, dommage, on loupe un grand moment d'animation...
"L'hentaï est-il l'ennemi du manga?" C’est la question que je me suis posé lorsqu’il y a quelques jours je déambulais dans les rayons de la Fnac. Comment cette idée m’est venue en tête me direz-vous ? Et bien tout simplement en passant devant le rayon Animation Japonaise :
En y regardant de plus près, on voit ça :
Et oui, du Bible black entre deux animés conventionnels : je m’imagine tout de suite la scène de madame tout le monde qui va acheter pour son ptiot le coffret DVD de Bleach… Et elle tombe sur quoi ? Bible Black, et non pas un DVD mais quatre ou cinq coffrets ! Là c’est famille de France qui se retrouve mêlée à l’affaire… On en parlera dans le 13h de Pernaut… « Houhou les mangas, perversions de nos chères têtes blondes ! »On brûlera les mangas pour hérésie! Mais quand je vois ces DVD Hentaï trainer au milieu des animés normaux, je peux comprendre leurs réactions, a-t-on déjà vu des films pornographiques placés au milieu des classiques.? "Blanche-neige et les sept mains" côtoyer "Blanche neige et les sept nains", sacrilège me dira-t-on et pourtant… C’est exactement ce qui se passe avec les animés…
Alors à qui la faute ? Aux vendeurs incompétents… Je ne pense pas, ils font ce qu'on leur demande... Le marché qui a évolué ? Euh faut pas fantasmer non plus, il n’est pas venu le jour où l’hentaï aura le même statut qu’au japon. C'est plutôt une méconnaissance du sujet par l’ensemble de la filière de distribution qui fout tout en l’air. Je me souviens de l’inquiétude dans les yeux de quelques unes des personnes de ma famille lorsque j’ai fait mon coming out : "-O-U-I, j’aime le manga…" "-Kôa ? Ces trucs violents, immorales où le sexe règne en maître… " J’exagère un peu mais c’est quasiment ça. En même temps… que peut-on répliquer quand quelqu’un de non averti ouvre les pages de l’"amour en cours"… car contrairement à Berserk où le manga est sous blister, les mangas à la limite de l’ecchi sont lisibles par n’importe qui…
Ma femme est une étudiante... De l'hentai non assumé...
Bref, messieurs les éditeurs, si vous voulez que la France moyenne (oh que j'aime pas ce terme...) s’ouvre au manga, aidez-les, guidez-les, ne les laissez pas nous foutre un "Wild Rock" à coté d’un "Talulu le magicien" ou un "ma femme est une étudiante" à coté d’un "Naruto", il en va de la sauvegarde de la crédibilité déjà bien entamée que possède le manga en France…
PS: Billet réalisé 100% sans hentaï, la banière est réalisée à partir d'un CG d'un jeu soft :pBlanche neige et les sept mains est une invention, amis pervers pas la peine de chercher sur le net, ça n'existe pas :p
Pauvre provinciaux que nous sommes, chaque sortie en France d’un film d’animation à 95% de probabilité de nous passer sous le nez. Les quelques dix salles qui osent distribuer le film sont à quelques exceptions des salles parisienne (et de la banlieue parisienne + Lyon). Combien de film comme La traversée du temps, Origine n’ont été vu que par une poignée de fans de la Capitale…?
Le problème pour les cinéma, c’est l’obscurantisme de la demande… En effet, les communautés de fan sont inconnues pour les directeurs de Gaumont, UGC ou autre CGR… Ils ne pensent pas faire salle comble en proposant des films d’animations japonais. Preuve en est avec Les contes de Terremer, ce film à Toulouse est sorti dans un cinéma : l’Utopia, un cinéma d’art et d’essai ! Les grandes chaines de cinéma étaient aux abonnés absents…
Les démarches ont parait-il été assez rudes, en effet, parmi les 6 cinéma de Toulouse, seul le Méga CGR de Blagnac a accepté de consacrer UNE salle pour UNE projection UN soir… Moralité, ils sont montés dans l’estime de pas mal de fans et ont fait salle comble ce soir là, sans compter les à coté (vente de friandises, boissons et bornes d’arcades !). Il est clair que dorénavant si je dois aller voir un film en dehors de Toulouse, j’irais au CGR !
La projection d’Evangelion n’était qu’une partie (la meilleure forcément) de la soirée, en effet, les animations autour de la culture otaku : le Tokyo Café(un manga café de Toulouse) avait apporté une petite partie de ses mangas en libre service, Player and Games(un magasin d’import de jeux vidéo) était venu quand à lui avec une belle borne DDR, plusieurs stands de fanzine étaient présents ainsi qu’un stand de visual key/ goth-lolita.
Les cosplayeurs
Avant la projection, un petit défilé de cosplay a été organisé, une dizaine de cosplayeurs ont défilé sur scène, et enfin, vers 21h30, le film a commencé, je ne vais pas faire de critique sur celui-ci, il y en a eu làet là, la seule chose que je peux dire, c’est que pendant plus d’une heure et demie, j’ai rajeuni et je suis retourné au lycée !Evangelion, c’est quand même quelque chose… et avoir la chance de le voir au cinéma, c’est quand même autre chose…
La bonne nouvelle dans tout ça, c’est que Toulouse est la ville de province où il y a eu le plus grand nombre de spectateur durant les soirées spéciales… Autant dire que pour Evangelion : 2.0 You Can (Not) Advance, on aura le droit à une projection à Toulouse ! Donc rendez-vous dans quelques mois, même cinéma, même ambiance !
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